Segunda-feira, 06 de Julho de 2020
ISSN 1519-7670 - Ano 19 - nº1074
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ENTRE ASPAS >

Robert Solé

18/05/2010 na edição 590

‘Le sujet de conversation privilégié des Britanniques n’est ni la politique ni le sport, mais la météo. Selon l’institut d’opinion publique ICM, les sujets de Sa Majesté passent quarante-neuf heures par an (soit six mois de leur existence) à parler du temps qu’il fait ou va faire. D’autres peuples européens partagent certainement cette obsession, mais les commentaires sur la couleur du ciel sont peut-être moins gris en Sardaigne ou sur la Côte d’Azur qu’à Liverpool ou à Glasgow.

L’intérêt pour les prévisions météorologiques est d’autant plus remarquable que l’on répète toujours la même chose : ‘Il n’a pas fait beau, n’est-il pas ?’ La prise de conscience du réchauffement climatique n’y a rien changé : c’est par grand froid qu’on dit que le temps se détraque. Après tout, la place occupée par le ciel dans la vie de tous les jours est réconfortante. Notre société matérialiste aurait pu avoir des obsessions plus terre à terre. S’intéresser par exemple aux prévisions boursières. Mais à quoi bon disserter sur ce qui nous échappe totalement ? Ce ciel-là se moque de l’anticyclone des Açores. Il est entre les mains d’une poignée de fantômes qui fait la pluie et le beau temps.’

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